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Extrait de presse...

NOTRE SECONDE VIE
François Taillandier, Le Figaro
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Aude Lancelin, Nouvel Obs, mai 2007 (extrait)
Après «le Cauchemar climatisé» de Henry Miller, le cauchemar pixélisé d'Alain Monnier. En quelle année sommes-nous au juste ? Bientôt sans doute. La planète entière a quasi été dévastée...
L'auteur de «Survivance» signe ici un de ses tout meilleurs romans, inspiré par Second Life, célèbre monde parallèle lancé sur internet en 2003... Entre conte moral glaçant et comédie façon « Sex and the City », Monnier multiplie les morceaux de pure fantaisie. Ainsi retrouve-t-on chez cet admirateur d'Orwell une ferme poststalinienne où les animaux sont passés aux Ray Ban et au libéralisme sauvage...
Tandis que le réel agonise, l'Histoire devient un jurassic park d'attractions sans épaisseur, et la nostalgie achève les meilleurs. Après «la Possibilité d'une île» de Houellebecq et ses clones dépressifs isolés sur une terre détruite, Alain Monnier, l'autre ingénieur de la littérature française, livre sa propre anticipation saisissante de notre après-demain.

GIVREE
Benoît Duteurtre, Marianne >>>

Sébastien Lapaque, Le Figaro >>>


SURVIVANCE - Les Fargier (1895-2060)
Philippe Muray, Le Figaro Magazine
« Cela dit, pour couper court à toute accusation de négativité, je veux noter d'emblée que j'ai lu au moins un très beau livre "de rentrée" : celui d'Alain Monnier, Survivance, publié chez Climats, qui raconte en détail de manière prodigieusement drôle et perverse, sur plusieurs générations, la montée de l'humanité vers le cauchemar du bonheur perpétuel et virtuel»



PARPOT LE BIENHEUREUX
Aude Lancelin, Le Nouvel Obs

Une drogue dure, les livres d'Alain monnier. Ouvert dans une chambre d'hôtel par un matin glacé à Montpellier, «Signé Parpot», le tout premier d'entre eux, fut en ce qui nous concerne achevé d'une traite et comme sous hypnose, tout rendez-vous annulé. Inexplicablement ignoré par la quasi-totalité de la critique parisienne, ce Toulousain de 50ans auteur de six romans incroyablement singuliers, déconcertants de drôlerie et de démence totale, compte pourtant de fervents aficionados. A commencer par le philosophe Jean-Claude Michéa, publié par les mêmes exigeantes Editions Climats, et dont le conseil nous plongea l'an passé dans cette addiction immédiate et définitive.
Aujourd'hui, Alain Monnier
publie «Parpot le bienheureux», dernier opus d'une trilogie entamée en 1994. Sans doute est-il l'un des rares auteurs aujourd'hui à pouvoir s'enorgueillir d'avoir créé un genre. Le thriller épistolaire, pour faire vite. Mêlant billets doux, lettres administratives, extraits de journaux intimes, coupures de presse locale et factures de garage, cet admirateur de Kafka et de la littérature de l'Est séquestre son lecteur dans les irrésistibles délires d'un harceleur dénommé Barthélémy Parpot.
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«Si Bartleby pouvait dire autre chose que "I would prefer not to", ça donnerait forcément l'univers de Parpot», résume un Jean-Claude Michéa très admiratif. Appelé lui aussi à se prononcer sur le cas Parpot, le romancier Philippe Muray, autre «monnier maniac» de prestige, sort l'artillerie lourde. «Alain monnier est le Proust ou l'Homère du handicap mental devenu civilisation ordinaire. C'est le romancier de la vie tortionnaire et innocente. Avant lui, personne n'avait jamais fait ça.» Comble du culte, Monnier est un auteur culte pour auteurs cultes. Heureuse nouvelle toutefois, vous le trouverez aussi chez vos libraires


UN AMOUR DE PARPOT
André Comte-Sponville, L’Express.
« Le dénouement, imprévisible, fait penser à Mary Higgins Clark en plus profond et à Dostoïevski en plus drôle. On a envie d’applaudir et de prier. J’ignore tout de l’auteur, sauf ceci : il vient d’écrire un livre improbable et réussi, à la fois émouvant et cocasse, original, aussi singulier qu’universel. »


LES OMBRES D'HANNAH
Charlotte Asper, Télérama.
« Torturé, inspiré, touchant, obsessionnel, détestable, lucide, Alain Monnier en remontrerait à bien des héros raciniens. L'histoire de cet amour ambigu, égaré dans le temps - imprécis - et dans l'espace - quelque part en Europe - brouille la piste du genre romanesque traditionnel et consacre Alain Monnier en tragédien hors classe. »

Vanessa Postec, LIRE >>>

L'INSOLUBLE PROBLEME DE LA PRESENCE SUR TERRE
Martine Laval, Télérama:
«
Aux insondables questions "Et pourquoi on vit, et pourquoi on meurt?", Alain Monnier rétorque par la dérision ou le vertige. (…)
C'est féroce et drôle, comme le texte final, Le discours d'ouverture, une parodie décapante des allocutions en grande pompe… qui se révèlent bien creuses. (…) Grotesque et salutaire !
» 

 
CÔTE JARDIN
Delphine Peras, L’Événement du Jeudi.
« On sort abasourdi et admiratif de ce livre écorché, terrifiant. Autant pour ce qu’il dit de la maladie et de la folie que pour sa construction magistrale à la faveur d’un suspense qui ne dit jamais son nom. (…) Ce roman époustouflant en remonte à bien des thrillers. » 


Dominique Aussenac, Le Matricule des Anges
Pour se libérer de cette tâche assez ingrate, ce quadragénaire d'apparence frêle, fragile, un peu dilettante s'impose des mortifications facétieuses : des exercices de style singuliers, proches de l'Oulipo, jamais mécaniques ni rebutants qui privilégient lisibilité et interactivité avec le lecteur.
Ces deux premiers romans épistolaires Signé Parpot et Un amour de Parpot comportaient uniquement des supports écrits tels que des tickets de métro, quittances de loyer, factures, publicités, lettres administratives, etc... Alain Monnier aime à souffler sur les infimes braises de cette littérature morte pour aller au plus près de l'émoi, pour parler d'amour et de mort dans des romans noirs, étouffants où les héros, prisonniers dans leurs corps, hémiplégiques sur fauteuil roulant ou encore tétraplégiques muets sur lit d'hôpital sont toujours pris dans l'oeil du cyclone de vengeances terribles. Pour son dernier ouvrage, Côté Jardin, le héros Lalanne rencontre l'amour fou en déclamant du Pessoa, la nuit, autour des fontaines de la ville rose jusqu'au moment où, opéré par un curieux chirurgien, il perd mobilité et usage de la parole. Les bribes de conversations qu'il arrive à capter de sa chambre d'hôpital permettent au lecteur de reconstruire un scénario où horreur, folie, poésie et légèreté font bon ménage.